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Couloirs d’accès des portes

1 528 views Nicolas Prudhomme 11 février 2016 0
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Cartographie des Porteries


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CON

Le couloir d’entrée

Le couloir d’entrée et ses défenses constituent un élément fondamental de la défense de la porte.

Conformation du passage d’entrée

Le couloir, résultant d’une construction classique, est généralement perpendiculaire au nu de la courtine, constituant une percée dans celui-ci. L’usage pratique est à l’origine de ce choix, qui est néanmoins à l’origine d’une réelle déficience défensive, exposant la porte pleinement à l’ennemi.

La première variante de cette conformation, appelé « adextrement de l’entrée » consistait à ouvrir la porte extérieur à 90° de la courtine, et à conserver la porte intérieure au nu de la courtine intérieure, imposant ainsi un passage coudé desservant l’ennemi qui s’y serait engagé. Le recours à la tour porte est alors incontournable, en ouvrant la porte extérieure dans le flanc latéral de la tour. Ce type de défense ne fut cependant pas très fréquent, et on lui préféra l’aménagement coudé du chemin d’accès à la porte. Néanmoins, il resta très présent dans les territoires sous influence byzantine, dans les contrées méditerranéennes, dispositif que l’on retrouve au XIIe siècle très régulièrement dans les fortifications croisées.

La défense du couloir d’entrée

Le défense est le résultat d’une combinaison d’éléments défensifs constitués classiquement d’éléments d’arrêt (vantaux et herse) et d’éléments actifs (assommoirs et archères). Dans sa forme la plus simple, le couloir est fermé d’une paire de vantaux, solution la plus usitée au XIe et XIIe siècle. Dès la fin du XIIe siècle, la combinaison plus sophistiquée d’une herse, d’assommoirs et de vantaux s’impose ; l’arrangement le plus courant jusqu’à la fin du XIVe siècle étant celui d‘une herse précédant les vantaux, l’assommoir étant situé généralement en amont de ce dispositif, derrière une arcade formant le devant de la porte. Dans certains cas, l’assommoir était ménagé entre la herse et les vantaux, voire était présent dans les deux positions à la fois. Parallèlement, des archères étaient percées le long du passage. Ces formules sont systématisées dans les châteaux philippiens des deux dernières décennies du XIIe siècle, et restent en usage jusqu’au milieu du XIVe siècle.

A partir du milieu du XIVe siècle, le recours systématique au pont-levis à flèches change notablement cette organisation défensive.

CON

L’allongement du couloir d’entrée et les sas

Dans le cas des portes à flanquement circulaire, le couloir tend peu à peu à s’allonger, amenant à la création d’un bâtiment à part entière, à fonction résidentielle ou semi-résidentielle. La zone de filtrage se trouve ainsi notablement allongée ; les éléments d’arrêt peuvent être dans certains cas doublés, comme les vantaux, créant de véritable sas d’entrée. Mais les contraintes d’usage étaient telles, que ces solutions ne semblent avoir été employées que de façon marginale, dans des constructions royales ou princières. Après 1360, ce type de concept sophistiqué disparaît de la fortification royale, la solution du sas long n’étant économiquement que peu viable.

Jusqu’à l’apparition du pont-levis à flèches, les couloirs recherchent donc la sophistication. En aucun cas ne sont séparés les accès piéton et charretier.

La défense du couloir d’accès était assurée en amont par le franchissement du fossé, contrôlé par un pont mobile. A compter du XIIe siècle, les simples passerelles mobiles qui existaient semble-t-il jusqu’alors, sont remplacées par des ponts-levis de formes variées. Leur développement devient systématique à compter de la seconde moitié du XIIe siècle.


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