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Fondations

1 517 views Nicolas Prudhomme 2 décembre 2016 2
CONU

Les fondations sur sols stables

Les maîtres d’œuvre ont toujours recherché, avec bon sens, des fondations sur sol dur et stable. Ils ont ainsi utilisé le rocher, préparé pour accueillir directement des assises horizontales dans des saignées préalablement creusées, ou des sablières basses en bois pour atteindre des sols stables, sous le niveau des fossés. Dans ce dernier cas, l’élasticité de la sablière assure également l’élévation maçonnée d’éventuels désordres dus aux mouvements du sol.


Les fondations sur sols instables

Les ouvrages isolés : l’ancrage des fondations

Pour des ouvrages isolés sur des sols instables, notamment sur des terres issues de fossés ou sur des mottes artificielles, les maîtres d’œuvre ont dû recourir à des techniques d’ancrage ; il est à noter que toutes les tours maîtresse circulaires sur motte ne possédant pas des fondations profondes ancrées sur le sol naturel ont été inévitablement ruinées et renversées.

Le cas des courtines : la construction sur pilier et sur arcs

Pour fonder des courtines sur sol instable, les maîtres d’œuvre avaient recours à des piliers de pierre profondément enfoncés dans le terrassement, reliés entre eux par des arches. L’ancienne enceinte de Fécamp, du XIe siècle, possède une fondation sur basée sur des piles, de plus de trois mètres d’épaisseur, recevant des arcades plein cintre d’ouverture équivalente ; six d’entre elles sont encore visibles à la base de la courtine.

Les arcs peuvent, dans certains cas, prendre des dimensions imposantes. Citons le cas de Yèvre le Châtel, château philippien, bâti sur une ancienne motte ; les quatre tours d’angle sont fondées sur le dur et servent de pilier ; elles sont reliées entre elles par un arc de décharge portant la courtine. Ce dispositif servait peut être aussi à se prémunir contre la sape et la mine.

Le cas des zones marécageuses

Lorsque les conditions rendaient l’accès au sol dur difficile, notamment dans les zones marécageuses ou en présence d’eau, le recours à des pieux était systématique.

 

2 Commentaires »

  1. Nicolas Prudhomme 30 avril 2014 at 17 h 55 min -

    Bonjour, je vous ai répondu par mail. A bientôt, bien cordialement. NP

  2. François Thonard 30 avril 2014 at 5 h 20 min -

    Bonjour,
    Je cherche de la documentation sur la stabilité
    des petites tours en porte à faux appelées
    poivrière.
    Pouvez vous m’aider?
    Merçi d’avance,

    François Thonard

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